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Les poèmes de Dorothy Parker

Dorothy Parker en 1938, Harris & Ewing [Public domain]

Tombant sur le blog http://dottyparker.blogspot.com consacré en 2007 à la traduction des poèmes de Dorothy Parker par l’une de ses admiratrices, il m’avait semblé après vérification dans plusieurs librairies et sur Internet qu’il n’existait pas d’édition en français de ces poèmes. Situation que j’ai aussitôt jugée intolérable et que j’ai relayée sur Facebook. Aucun éditeur n’avait voulu alors de cette traduction, arguant de la petite taille qu’aurait eue l’ouvrage. Elle les a alors publié sur ce blog.

Hymnes à la haine, Dorothy Parker

Pourtant si, il existait au moins une traduction déjà publiée de poésie parkerienne. Je n’avais pas assez cherché. Elle s’appelle Hymne à la haine et a été publié par Phébus (excellent éditeur) en 2002, dans une traduction de Patrick Reumaux et préfacé par Benoîte Groult.

En réalité, ces textes sous forme poétique (ce ne sont pas des poèmes, non) pour Vanity Fair en 1914 traduits et rassemblés sous le titre Hymne à la haine sont réducteurs pour le lecteur français. Ce n’est qu’une petite partie de sa production.

In 1926, Parker published her first book of poetry, Enough Rope, which became a bestseller. Her other collections include Sunset Gun (1928) and Death and Taxes (1931). Parker’s poetry is marked by cleverness but also by the deep depression that plagued her. Focusing on power dynamics, especially those involving gender, her poetry—sometimes dismissed as “light” or “flapper” verse—pulled apart the fabric of American society. During the 1920s and early 1930s, she also published several books of short stories.

https://www.poetryfoundation.org/poets/dorothy-parker

La traduction de ces recueils aurait sa pertinence en plein dans la période du débat entre genres, Dorothy Parker avait fait de la tension entre genres l’une de ses questions principales, dans ses nouvelles aussi.

La Robe Rouge

J’ai toujours su, j’ai toujours dit,
Que si j’étais mûre et émancipée,
J’aurais une robe d’un rouge cramoisi,
La plus belle qu’on puisse trouver.

Je la porterais, souple et légère
Par une journée ensoleillée,
Il en est un qui me verrait faire
Et enverrait le monde valser.

Ce serait un homme des plus galants
Avec des étoiles dans les yeux,
Une chevelure comme de l’acier brillant
Et des lèvres aux mots toujours pieux.

Je nous imaginais, joyeux et justes,
Respectés par la communauté.
Maintenant je suis une femme adulte…
La robe idiote, je l’ai.

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